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A une certaine époque...ça se passait comme ça !

par Geneviève Cotty

publié dans humeur et nostalgie..

                                       Il y a environ 50 ans....


                    La guerre, bien que terminée, on en parlait encore...tant de choses étaient à remettre en ordre...Il fallait tout relancer, le commerce, l'industrie, la construction...Tout était à refaire. Oui, mais voilà, s'il fallait tout relancer, il ne fallait pas que ce soit dans le désordre !

                    Je me souviens qu'alors, j'avais travaillé dans un bureau où on s'occupait de "compensations"...Vous vouliez importer ? D'accord, mais en échange (en compensation) il fallait exporter. Il y avait un équilibre à garder pour les finances de la France. Alors, la société dans laquelle je travaillais mettait en relations importateurs et exportateurs...Le quota de chaque ? je ne m'en souviens plus. Tout dépendait du matériel à importer... Nous préparions des dossiers qu'il fallait présenter à l'Office des Changes, après avoir fait des calculs qui, à l'époque, me passionnaient ! Je me souviens que dans nos clients exportateurs se trouvaient des fabricants de skis, des fabricants de moulinets de pêche,des fabricants de montures de lunettes en provenance directe de MOREZ,... et bien d'autres. L'industrie française avait le vent en poupe, mais elle était bien encadrée...et cela a duré plusieurs années. La politique n'était pas politicienne alors, mais avait en vue le bien de notre pays....ça fait rêver, non ?

                      On ne délocalisait pas alors...Tout le monde avait mis "la main à la pâte"...industriels, employés, ouvriers...Les trente glorieuses ? vous connaissez ? Chacun avait à coeur de réussir...bien entendu pas uniquement pour le plaisir...on cherche toujours à gagner sa vie, à faire prospérer son entreprise. C'est "de bonne guerre". Mais pas à n'importe quel prix en se moquant des conséquences pour bon nombre d'hommes et de femmes.

                       Je crois que les "compensations" n'existent plus...On importe "tous azimuts", pourvu que ce soit rentable...La qualité reste parfois à désirer, mais s'il fallait s'arrêter à ça, où irions-nous ? Et la rentabilité ? bof...
                      Je sais, je ne connais rien à l'économie, mais ce que je vois autour de moi me fait souvenir de cette époque au cours de laquelle "ça se passait comme ça !" C'est une époque révolue, hélas ! Et je le regrette...

 

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Armide 11/03/2010 01:53


Les bazars chinois commencent à fermer les uns après les autres dans mon quartier. Je n'ose pas espérer naïvement....


Geneviève 11/03/2010 08:28




Ah bon ? ....




Robert 10/03/2010 12:25


C'était une notion (très adaptée) du troc ...
Le troc étant ce truc qui permettait de posséder sans bourse délier.
Pas d'argent (sale) ! Un rêve de nos jours ...

Amitiés Geneviève


Geneviève 10/03/2010 13:10



L'objectif avait été atteint ! C'était quand même plus compliqué qu'un simple troc !



Chris 10/03/2010 10:46



Qui veut de la qualité doit payer le prix fort, dommage.
Bon mercredi Geneviève, ici frisquet et gris.



Geneviève 10/03/2010 11:22



Et comme disait mon père "le bon marché est toujours trop cher !"



Loic 09/03/2010 18:04



Equilibre entre garder une capacité d’achat au plus grand nombre qui demande des prix les plus faibles possibles et l’appauvrissement du pays par l’excès de délocalisation. Difficile !


Mais il est indispensable de reconsidérer l’état actuel. Car, la destruction d’emplois est trop forte et la perte de savoirs faire donne une possibilité de concurrence trop importante. En effet,
une de nos protections contre les pays à bas coûts, se trouve dans le savoir faire, justement. Plus les techniques humaines sont développées, plus elles sont difficiles à copier.


Avec mon amitié. Loic



Geneviève 09/03/2010 18:51



La qualité et le savoir-faire ne sont peut-être plus très appréciés et c'est dommage. Au nom de la rentabilité, on fait du n'importe quoi...